l'Actualité de l'Union des Engagés Volontaires, Anciens Combattants Juifs 1939 -1945, leurs Enfants et Amis. - 10 juin 2017

Mercredi dernier, 4 mars 2015,

avait lieu dans le Grand Auditorium de la Préfecture de Paris,

avec l'ONAC, CINE-HISTOIRE et la DMPA

  
  
  







une journée consacrée à

Jean Zay









en préalable au transfert de ses cendres au Panthéon le 27 mai prochain (1).

Organisée par Nicole Dorra, présidente de Ciné-Histoire.

Journée honorée de la présence de Hélène et Catherine, les deux filles de Jean Zay.


La journée fut ouverte par Monsieur Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire auprès du ministre de la Défense, qui, dans une belle allocution, salua la mémoire de Jean Zay.


Ensuite, ce fut Antoine Prost, professeur à l’Université de Paris I et président de l’association des Amis de Jean Zay, qui rappela le parcours de l’homme, du politique et du ministre du gouvernement du Front Populaire que fut Jean Zay, assassiné par la Milice en 1944.


Après cette brillante intervention, le film Dans la lumière de Jean Zay de Marieke Aucante fut projeté.

Puis des extraits de Jean Zay, Ministre du Cinéma d’Alain Braun et Francis Gendron.

Ces deux réalisateurs présents dans la salle expliquèrent leur travail.


L’après midi, Olivier Loubes, auteur historien, prononça une allocution expliquant pourquoi Jean Zay est si mal connu.


Projection du film Un crime français, de Dominique Missika et Catherine Bernstein.

À l’issue de cette projection, Dominique Missika répondit aux questions que des intervenants dans la salle posèrent.


De toutes ces intervention et projections, il apparaît que Jean Zay est aujourd’hui un personnage mal connu, oublié, et même décrié, dont l'œuvre pourtant nous permet, encore aujourd'hui, de bénéficier de ses dispositions et de ses retombées.


Parmi celles-ci, voici les principales réalisations ministérielles qu'on doit à Jean Zay.



À l'école : 



Obligation de fréquenter celle-ci jusqu'à 14 ans.


Création des cours supérieurs (cours complémentaires devenu CEG puis CES).

Éducation sportive obligatoire.


Médecine scolaire.



Comme Ministre des Beaux-Arts :


Création du Musée d'Art Moderne.


Création du Musée de l'Homme.


Organise une structure de défense du cinéma français pris alors dans un engrenage de faillites des sociétés de production.

Création du Festival de Cannes (prévu pour 1939, annulé pour cause connue !).


Favorise la création de la Cinémathèque (avec Henri Langlois).


Par ailleurs :


Il fonde le CNRS.

Fait rénover la cathédrale de Reims et le château de Versailles.


Lance l'Exposition Universelle de 1937. 



Enfin, il créé l'ENA qu'il n'aura pas le temps de finaliser. Ce sera fait après la guerre et on oubliera qu'il en était l'initiateur.



Alors que sa famille était convertie au protestantisme, toute sa vie il fut traité comme
 « Le juif Jean Zay » par ses adversaires politiques.


Un grand, très grand homme, un grand Français.

La journée fut clôturée par une intervention de Hélène Mouchard-Zay qui présenta son père selon le thème « Jean Zay en prison ».


                             (1) Avec Jean Zay, ce jour là, entreront au Panthéon, les cendres de :

 







Germaine Tillion     Geneviève De Gaulle-Anthonioz Pierre Brossolette.