l'Actualité de l'Union des Engagés Volontaires, Anciens Combattants Juifs 1939 -1945, leurs Enfants et Amis. - 10 juin 2017

LE MUSEE CARNAVALET 


s’étend de la Rue de Sévigné à la rue des Francs Bourgeois –


Oeuvre du sculpteur Jean Goujon et de l’architecte Pierre Lescot, c’est L’une des plus belles architectures du Marais.

En 1578, Pour respecter le vœu de son défunt mari, Mme de Kernevenoy fit l’acquisition de l’hôtel que le président des Ligneris avait bâti dans le Marais.

Une petite parenthèse, de Kernevenoy de souche bretonne, à Carnavalet, il n’y a qu’une gouaille parisienne mais qui va l’emporter haut la main !

De 1677 à 1696 - Madame de Sévigné vécut à Carnavalet pendant une vingtaine d’années, en son honneur l’une des salles porte son nom -

En 1866 - La ville de Paris achète l’hôtel dans l’intention d’en faire un Musée, d’y accueillir les collections de Paris et dans la centaine de ses salles, faire connaître au public l’histoire de Paris, de la préhistoire à nos jours. Autour des jardins, on éleva des éléments d’architecture provenant des démolitions du vieux Paris, entre autres :

  • 1660 - ceux des pavillons des marchands drapiers (1660) –

  • 1740 - de l’hôtel de Choiseul -

  • - l’Arc de Nazareth qui enjambait la rue de Nazareth jusqu’à la rue de Jérusalem

  • - la statue de la Victoire qui domine sur la colonne du Châtelet.

En 1989 – Le musée s’étend à l’hôtel Le Pelletier St Fargeau, révolutionnaire, avocat général, il fut de ceux qui firent voter la mort de Louis XVI.

Cette partie du Musée comporte 500 œuvres peintures, sculptures, estampes, maquettes, mobilier et objets d’art, essentiellement consacrées à la révolution.


« Paris libéré

Paris photographié

Paris exposé  »


La libération de Paris en images à Carnavalet !

Août 1944 - La liberté avance à grands pas ! Délaissant derrière lui le lot de tourments, de peurs et d’angoisses de son quotidien, Paris se défoule et savoure sa revanche !

Entré en triomphateur dans Paris, en maître plein de morgue, en conquérant de la plus belle capitale du monde

« l’allemand rend les armes ! »

Sur les pavés de la ville, la foule en délire exulte, pleure, chante et rit, acclame de Gaulle sur les Champs Elysées ! Le cœur accroché en cocarde, elle explose de joie en accueillant ses libérateurs !

Concevant dans l’immédiat l’intérêt de mémoriser cet évènement historique par le plus grand nombre de clichés, François Boucher, résistant de la première heure, en sa qualité de conservateur du musée Carnavalet, prendra la géniale initiative de faire appel aux institutions, à la presse et aux photographes.

Doisneau et Robert Cohen ont été de ceux-là.

De cette journée mémorable, il a conservé la totalité des prises de vues dans l’objectif d’en assurer l’archivage afin qu’elles puissent être compulsées par les historiens du futur.

Née de cet afflux d’images prises sur le vif, une première exposition sera inaugurée trois mois plus tard, à la date  symbolique du 11 Novembre 1944.


Novembre 2014 - A l’occasion du 70ème anniversaire de la Libération de Paris, le Musée nous la présente aujourd’hui, enrichie de films, de documents couvrant les journées de l’insurrection, des barricades, les premiers combats, les fusillades et les bombardements de la Luftwaffe du 26 août qui feront, à quelques heures de la libération, des victimes et des blessés par centaines.

               « Paris 25 août 1944 -  La liberté nous est enfin rendue » !

C’était hier. Le temps a passé. Nous avons construit nos vies. Aujourd’hui,  cette fabrique de l’image parfois détournée, même parfois enjolivée, nous donne à revisiter l’intensité de ce bouleversement, un retour sur ce plein de souvenirs, de sentiments, de sensations qu’elle a créé en chacun de nous.