l'Actualité de l'Union des Engagés Volontaires, Anciens Combattants Juifs 1939 -1945, leurs Enfants et Amis. - 10 juin 2017

« A QUI APPARTENAIENT CES TABLEAUX  ? »

En partenariat avec les Ministères de la Culture et de la Communication, les Musées  nationaux et le Musée de Jérusalem, 

LE PATRIMOINE JUIF EN DESHERENCE AU  MUSEE D’ART ET D’HISTOIRE DU JUDAÏSME

Dès l’été l940,  l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg -l’E.R.R.- créée par Hitler et  l’un de ses plus zélés  collaborateurs, Alfred Rosenberg,  met en pratique le plan de mainmise sur les collections d’art  juives et le pillage  des  appartements mis sous scellés,  « vidés » de leurs occupants déportés vers les camps d’extermination nazis. Dans des milliers de caisses,  100 000 toiles de maître et plus de  22 000 objets d’art, saisis ou vendus sous la contrainte,  purent ainsi être convoyés  par centaines de wagons à destination de l’Allemagne. Parmi les 

urmente,  chacune de ces toiles témoigne   de  la  mise  à  sac  des  biens juifs et porte en elle le symbole  de  la Shoah.60 000 toiles retrouvées,  si  45 000 d‘entre elles ont pu être restituées aux familles spoliées, les autres au nombre de 15 000 sont encore en déshérence. Faute  de survivants, désormais « objet sans passé, privé d’identité »  toujours en recherche d’une paternité disparue dans les méandres  de  la  tourmente.

Particulièrement sensibles à cette évocation, le jeudi 11 septembre 2008 nous nous sommes retrouvés nombreux dans la cour du M.A.H.J. avant d’entreprendre la visite de l’exposition placée dans le cadre des  « JOURNEES EUROPEENNES DES CULTURES JUIVES ET DU PATRIMOINE »,

La tristesse est évidente dès que nous découvrons l’objet de cette déshérence exposée sous
forme  de 53 des tableaux des maîtres les plus renommés et  la mise en place explicite des clichés et des documents  du pillage des appartements. Celles des déménagements du patrimoine juif à ciel ouvert dans les rues de Paris, l’importance des entrepôts dans lesquels  GOERING   venait faire son choix,  le doigt pointé sur le  « marché du jour »  … mémoire incontestable ! Bouleversés, le cœur ulcéré nous personnifions ces « objets »,  nous aimerions tant qu’ils retrouvent dans leur « maison » ceux qui les ont tant aimés !

Toutes les questions qui nous tenaient à cœur, nous les avons posées à Sandrine ADASS, animatrice de ce parcours de l’exposition du «  patrimoine juif en déshérence ».      

                                                                           Nadia Grobman

Sortie réalisée en 2008 par Simon et Nadia dans le cadre de notre activité

 « des visites de Paris
»